• TALBOT T 120 Baby sport

    Dévoilée en 1934, la Talbot T 120 Baby Sport correspond à un tournant de la firme de Suresnes. Exprimant les conceptions d’Anthony Lago et la nouvelle orientation que ce dernier va imprimer à la marque, elle sera produite jusqu’à la guerre.

    Ingénieur italien ayant fait une partie de sa carrière en Angleterre, Anthony Lago arrive à Suresnes en 1934 pour prendre la direction de l’usine Talbot, filiale française de la firme sous contrôle britannique. Dans la tourmente de l’époque et malgré les graves difficultés financières (dépôt de bilan), Anthony Lago saura préserver l’avenir de Talbot et lui redonner son identité française.
    TALBOT T 120 Baby SportTALBOT T 120 Baby Sport

    Au salon de Paris de 1934, de nouveaux modèles sont présentés, qui portent la calandre plate et inclinée qui caractérisera désormais les Talbot. Surtout, Anthony Lago lance la T 120 Baby Sport, un modèle très réussi équipé d’un nouveau et moderne châssis court et rigide de 2,95 mètres d’empattement. La voiture reçoit également un nouveau moteur, un six cylindres en ligne monobloc à soupapes en tête de trois litres. Ce groupe, qui constitue un élément essentiel de la nouvelle production Talbot, équipera de nombreux modèles et sera fabriqué jusqu’à la guerre sous plusieurs déclinaisons.

    Alimentée sur la Baby Sport par un carburateur Solex (remplacé en 1936 par un Zenith-Stromberg), cette mécanique développe 90 ch et entraîne la voiture à près de 150 km/h grâce à un poids modéré (de l’ordre de 1300 kilos). Elle est accouplée à la boîte de vitesses présélective Wilson à quatre rapports. En option, le six cylindres peut être coiffé par la culasse en aluminium de la T 150, avec chambres de combustion hémisphériques et taux de compression porté à 7,4. Gavé par trois carburateurs Solex de 35 millimètres, il fournit alors 110 ch.

    TALBOT T 120 Baby SportTALBOT T 120 Baby Sport

    Le centre de gravité de la Baby Sport a pu être abaissé grâce à la configuration du châssis et à la disposition des organes mécaniques, notamment de la transmission séparée du moteur et placée sous les sièges avant. Quant à la célèbre suspension avant Talbot à roues indépendantes et ressort transversal, elle assure à la fois un confort de bon aloi et une excellente tenue de route.
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    Proposée en coach et en cabriolet, la Baby Sport reçoit une carrosserie d’usine représentative de l’élégance française des années trente, l’âge d’or de la carrosserie dans notre pays. Avec toutefois une esthétique teintée de charme anglais, qui témoigne du passé britannique de la firme. La voiture remportera de nombreux succès dans les concours d’élégance.

    Le cabriolet Baby Sport qui participait au Festival Automobile Historique a été acquis, il y a deux ans, par son actuel propriétaire, qui recherchait un cabriolet des années trente représentatif de l’élégance française. Si la voiture possède une carrosserie d’usine, celle-ci présente toutefois une particularité, qui tient à sa poupe. Différente du modèle classique, cette dernière reçoit une malle rapportée de fort belle facture. La voiture avait été totalement restaurée par son propriétaire précédent, qui l’avait achetée à l’état de semi-épave. Un magnifique travail réalisé à partir du châssis grâce auquel cette superbe voiture française a retrouvé tout son lustre.
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